Profil d’athlète du Royal de Bourassa: Marie-Eve Marcoux #76

Nous vous présentons aujourd’hui le profil d’une jeune recrue de la saison 2015-2016, Marie-Eve Marcoux. C’est sans aucun doute que vous serez impressionné par cette joueuse talentueuse pour qui la rapidité sur glace est une force remarquable!

Comment qualifierais-tu ton parcours à la ringuette ?

Je dirais que mon parcours à la ringuette n’a pas toujours été facile, et je crois que c’est le cas pour toutes les joueuses de ringuette. J’ai débuté à l’âge de 7 ans comme gardienne de but. En fait, j’ai seulement joué un match à cette position. Mon amie qui est aujourd’hui gardienne de but dans la LNR, Maude Robitaille, a pris ma place. C’était la meilleure chose qui ait pu m’arriver. Au cours de mes années suivantes dans l’élite, j’ai participé à plusieurs championnats provinciaux ainsi que canadiens, en plus des Jeux du Canada. Je considère mon parcours incroyable. Ce ne sont pas toutes les joueuses qui ont cette chance. C’est bien sûr grâce à mes coéquipières et à mes entraîneurs qui m’ont épaulée durant ces années.

Qu’est-ce qui te pousse à continuer à jouer années après années ? Quelles sont tes motivations?

Honnêtement, après les Jeux du Canada en février 2015, je me suis posée beaucoup de questions quant à ma motivation. Je me questionnais à savoir si ça valait toujours la peine de jouer à cet âge, avec autant de travaux pour les études et un horaire aussi rempli. Ce qui m’a fait retourner sur la patinoire est sans doute l’amour que j’ai pour ce sport. Je ne me voyais pas ne plus jouer, ni même ne plus pratiquer. J’aime la ringuette et j’aime tout ce qui l’englobe (entraînements, plaisir, voyages, amies…). Ce qui me pousse à continuer et à m’améliorer à chaque présence sur la glace à cette période de l’année est le fait que mon équipe puisse réellement se rendre loin. Elle a le potentiel d’une équipe gagnante et pouvoir imaginer un triomphe de sa part me fait un grand plaisir. Sinon, je continue de m’appliquer dans ce que j’entreprends et je mets les bouchées doubles lors des entraînements.

L’implication en tant que joueuse d’élite auprès des associations locales est-elle importante pour toi ?

Oui, elle est très importante pour moi. Si je suis rendue au niveau que je suis aujourd’hui, c’est sans doute grâce aux équipes que j’ai vu jouer quand j’étais plus jeune. Je me souviens, lorsque j’étais dans l’atome A, je voyais les équipes junior et cadette AA BLL et j’étais toute impressionnée. Je voulais me rendre là moi aussi. C’est elles qui m’ont donnée la motivation et je dois faire de même avec les plus jeunes d’aujourd’hui. Il est important d’assurer un futur dans ce sport qui, selon moi, mériterait d’être plus connu. Je suis entraîneure au sport-études Lanaudière et j’adore ça. Je peux transmettre ma passion et mes connaissances à des jeunes joueuses qui veulent apprendre. C’est le plus beau cadeau que je peux me faire.

Quel message voudrais-tu transmettre aux plus jeunes joueuses de ringuette ?

Je voudrais seulement vous dire de ne jamais lâcher. Je sais que vous avez souvent entendu cette phrase, mais c’est définitivement celle qui m’a le plus poussée au courant de mes années de ringuette. Ne jamais lâcher. Une mauvaise passe ? Un mauvais jeu? Une mauvaise pratique même ? Encore pire, une mauvaise partie ? Ne te laisse surtout pas abattre par ces événements. Relève-toi et fonce. Redouble d’ardeur et n’oublie jamais que tu joues à la ringuette pour avoir du plaisir. Et le plaisir, c’est en voyant que nos efforts portent fruit.